La loi de finances 2025 (n° 2025-127 du 14 février 2025) a engagé une rationalisation significative du régime CIR. Avec l'annonce d'une possible révision complémentaire dans la LFI 2026, les entreprises doivent désormais anticiper un environnement fiscal structurellement plus contraint, et adapter leur stratégie de déclaration en conséquence.
Les trois suppressions de la LF 2025. Depuis le 15 février 2025, les frais de brevets (dépôt, maintenance, défense) et de veille technologique sont exclus de l'assiette CIR, et le doublement des dépenses de personnel pour les jeunes docteurs est supprimé. Le forfait fonctionnement passe de 43 % à 40 %. Ces modifications affectent particulièrement les entreprises deeptech, medtech et agritech, qui comptaient sur ces postes pour atteindre des seuils significatifs.
Le CII comme soupape pour les PME. Les dépenses de propriété intellectuelle (brevets, logiciels, prototypes) et une partie de la veille peuvent, pour les PME, être reclassées sous le régime CII (Crédit d'Impôt Innovation) à un taux de 20 % sur un plafond de 400 000 €. L'arbitrage CIR/CII est désormais une décision structurante à prendre dès la phase de qualification des dépenses.
Les leviers qui restent. Le cœur du dispositif demeure intact : personnel chercheurs/ingénieurs, dotations aux amortissements, sous-traitance à organismes agréés (dont ON.STRATEGY), frais de normalisation. Pour maximiser la base déclarable, ON.STRATEGY recommande une revue annuelle de la qualification des travaux et une documentation systématique dès le début de l'exercice, sans attendre la clôture.
Ce que l'on attend de la LFI 2026. Des signaux parlementaires suggèrent une possible réduction du taux de 30 % pour les grandes entreprises, et un renforcement du soutien pour les PME innovantes. Rester informé et pouvoir adapter rapidement ses déclarations devient un avantage concurrentiel à part entière.